Tariq RAMADAN à Mâcon

Azzedine GACI: LA MISERICORDE EN ISLAM

L’ACSE participe à la rencontre inter-religieuse du 13 mai 2012

Le Carmel de la paix à Mazille n’a jamais aussi bien porté son nom que ce dimanche 13 mai, où chacune des confessions de Saône-et-Loire a partagé sa prière.

En suivant l’exemple de saint François d’Assise qui est allé à la rencontre de tout homme quel qu’il soit, même différent de par sa religion, des laïcs franciscains s’impliquent depuis 2006 dans le dialogue interreligieux en Saône-et-Loire. Les représentants de toutes les confessions ont donc décidé de se retrouver ce dimanche 13 mai pour la quatrième fois à Mazille.

Du repas à la prière, tout est partage…
Près de 200 personnes du département, qu’ils soient chrétiens, juifs, bouddhistes, ou musulmans, ont cheminé vers le Carmel. Le thème de cette rencontre : la prière. Le lieu n’aurait pas pu être mieux choisi, puisque la prière est l’un des fondements de la vie des Carmélites. Mais avant de se rendre dans la chapelle, chacun a partagé son repas. L’occasion de dialoguer et d’apprendre de l’autre.

« Au fait, c’est quoi vraiment le Shabbat ? », demande une jeune musulmane à un juif assis à ses côtés. « Du vendredi soir au samedi soir, lui explique-t-il, nous ne devons rien créer et nous concentrer uniquement envers Dieu. Alors, nous ne devons pas allumer du feu, travailler, parler d’affaires ou d’argent, cuisiner… » Du tac au tac, elle lui répond que c’est un peu comme le vendredi dans sa confession. « Oui, et comme le dimanche pour un chrétien », ajoute-t-il en souriant.

Un peu plus loin, un bouddhiste s’interroge sur la particularité des protestants : « Comment priez-vous ? » « Nous sommes une branche du christianisme qui n’a pas ritualisé la prière en dehors du temps de culte, confie le pasteur Luc Serrano. C’est laissé à la liberté de chacun. » Un peu surprise, Zhora raconte que dans sa religion, l’islam, la journée est rythmée continuellement de prières. « D’ailleurs, dès l’âge de 7 ans, nous devons éduquer nos enfants à la prière. En revanche, le port du voile est un choix personnel, et rien n’est imposé. »

De l’écoute aux gestes
Fort des enseignements de chacun de ces échanges, le dialogue a laissé place à la prière. Côte à côte, pendant que les uns priaient et les autres écoutaient, toutes les confessions ont partagé ce qu’elles avaient de plus intime.

Des versets coraniques aux psaumes de David à « Notre Père » en passant par le refuge pris dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha, toutes les confessions ont ouvert leur cœur à l’autre.

L’émotion était palpable sur les visages de tous. Certains n’ont même pas pu retenir leurs larmes. « Je vous invite après avoir écouté à tendre vos bras », a lancé à l’assistance Bernard Merigoux, l’un des laïcs franciscains à l’origine de cette rencontre interreligions. Peu importe sa religion, au final, tout le monde s’est donné la paix, en s’embrassant les uns les autres.

HADITH DE LA SEMAINE

Celui qui vient au jumu’a qu’il fasse les grandes ablutions

 
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

عن ابن عباس رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن هذا يوم عيد جعله الله للمسلمين فمن جاء إلى الجمعة فليغتسل وإن كان طيب فليمس منه وعليكم بالسواك

D’après Abdallah Ibn Abbas (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Ceci est un jour de ‘id qu’Allah a mis pour les musulmans, celui qui vient au jumu’a qu’il fasse les grandes ablutions (le ghousl), si il possède du parfum qu’il s’en mette et je vous conseille le siwak ».
(Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°1098 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Ibn Maja)